Sel Amer
 

Vaincu par la torpeur et par la solitude
J'allongeais sur le sol mes jambes fatiguées
Et reposant ma tête entre mes bras croisés
J'appuyais mes épaules au mur de pierres rudes.

Ton souvenir me hante comme un fantôme d'ambre

A tes flancs trop lascifs j'ai usé ma jeunesse,
En ces heures si longues où je te désirais.
A ton ventre si doux j'ai cherché une ivresse,
Je n'ai eu que le sel, l'amertume et l'ivraie.

Tes cheveux blonds volaient dans le ciel de septembre

J'aimais tes yeux brillants et tes sourires immenses
J'aimais l'or de ton ventre qui brûlait ma raison
Et le goût de tes doigts, salis d'amour profond,
Et ta lascivité et ta trouble impudence.

Je n'ai plus que le sel
Je n'ai plus que ma peine.

 
S.
 
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